Collégialité

La collégialité (pouvoir des évêques sur toute l’Eglise) est-elle traditionnelle ? Récemment, Mgr Athanasius Schneider a sous-entendu que non et que par conséquent, la collégialité telle qu’elle était définie dans Lumen Gentium était erronée, et devait être corrigée. D’un autre coté, lorsque l’on considère l’Histoire de l’Eglise, la collégialité apparaît comme une évidence (à condition d’être unie au Pape). Alors, qu’en est-il réellement ?

Nous aurions aimé avoir une citation exacte de Mgr Schneider, pour être certains de ce qu’il a dit et que ses propos ne sont pas déformés.

Car dire que la collégialité des évêques n’est pas traditionnelle est difficile à soutenir, dans la mesure où elle est scripturaire. En effet, dans ce qu’on appelle parfois le « Concile de Jérusalem » en Actes 15, cette collégialité est mise en lumière. C’est Jacques – et non pas Pierre, le 1er Pape – qui prend la parole et tranche le débat à partir du verset 13, tout en faisant tout de même référence aux propos, et donc à l’autorité, de Simon-Pierre (v. 14), C’est bien le collège des Apôtres et Anciens qui prend la décision finale au v. 22 et c’est au nom de cet ensemble que le courrier du v. 23 est retranscrit.

Donc le lecteur qui pose la question a bien raison de souligner que « lorsqu’on considère l’Histoire de l’Eglise, la collégialité apparait comme une évidence (à condition d’être unie au Pape) ». C’est exactement la situation décrite en Ac 15.

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