Catholique et nazi?

En lisant quelques-unes de vos réponses je les trouve orientées pour plaire au plus grand nombre en sacrifiant la vérité acérée, basée sur le dogme de l’Eglise. Vous parlez de Vichysme…de nazisme en les rejetant en entier sans mettre en exergue leurs parties rejetées. Ne pensez-vous pas qu’on puisse être national-socialisme sans être antisémite ? Qu’on puisse être nationaliste sans vouloir son expansion ? Qu’on puisse être antisémite pour favoriser l’expansion de la chrétienté, dans la mesure où l’expansion du judaïsme profite du rabaissement du christianisme ?

Que les choses soient claires, en théologie catholique :

1° On ne peut pas être national-socialiste
2° On ne peut pas être antisémite.

1° Rappelons que le national-socialisme a été condamné par Pie XI, puis Pie XII. L’encyclique Mit Brennender Sorge est un des textes majeurs à ce propos. Hitler a été excommunié.

Non pas que ce point de vue soit uniquement celui de l’Eglise. Les dignitaires nazis et les membres de la SS devaient apostasier leur christianisme, comme le montre le très intéressant livre de Michel Terestchenko Un si fragile vernis d’humanité. Bref, catholicisme et nazisme sont totalement incompatibles. Que les martyrs morts dans les camps nazis, tels St Maximilian Kolbe, les Bienheureuses Martha et Ewa et bien d’autres, intercèdent pour éclairer nos lecteurs !

2° Sur le deuxième point, toute forme d’antijudaïsme a été rejetée constamment par le Magistère de l’Eglise, dès le IIe siècle, quand l’hérésie marcionniste, qui prétendait rejeter l’héritage juif du christianisme, a été condamnée par l’Eglise. Contre Marcion de Tertullien est une œuvre majeure d’apologétique chrétienne. Le Concile de Trente a rappelé la dignitas israelis et Nostra Aetate a réactualisé le dogme catholique à ce propos : la permanence d’Israël fait partie, mystérieusement, du plan de Dieu qui, comme l’a rappelé St Jean-Paul II, ne revient jamais sur ses promesses et son Alliance. La « vérité acérée » la voici.

Quant à l’antisémitisme athée et néo-païen, n’en parlons même pas. Il s’accompagne toujours d’un antichristianisme virulent. C’est vrai pour le nazisme mais aussi toutes les idéologies totalitaires : des Lumières, communiste, islamiste, libertarienne, de l’écologie profonde, transhumaniste. On ne compte plus les martyrs chrétiens mais aussi les victimes juives de ces totalitarismes.

Ajoutons que parler d’« être antisémite pour favoriser l’expansion de la chrétienté, dans la mesure où l’expansion du judaïsme profite du rabaissement du christianisme » est, nous assumons le mot, ridicule en plus d’être profondément erroné. Il n’y a pas « d’expansion du judaïsme » à partir du moment où les Juifs ne cherchent pas les conversions et, s’agissant des juifs orthodoxes, les refusent dans bien des cas. Et encore une fois, l’antisémitisme est toujours aussi un antichristianisme. Il n’y a qu’à voir ce que subissent nos frères d’Orient après que ces régions aient vu disparaitre toutes les communautés juives qui y vivaient depuis des millénaires.

Nous ne souhaitons pas, sur www.reponses-catholiques.fr, avoir la moindre compromission avec le nazisme et l’antisémitisme. Que les lecteurs que cela concerne et qui ne sont pas au minimum dans une recherche pour remettre en question ces idées passent leur chemin.

 

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