Canonisation et perfection

La Communion des saints

L’Eglise peut elle canoniser une personne qui serait en enfer ou au purgatoire ?

« Canoniser » (de canon, règle en grec) signifie « déclarer sainte » une personne catholique décédée. Deux cas de figure se présentent :

  • La personne est morte martyre de la foi catholique. Elle est alors directement accueillie par Dieu dans sa béatitude. En effet, le « baptême de sang » qu’elle a subi lors de son martyre l’absout de ses péchés
  • La personne est morte autrement que martyre. Son évêque, parfois à la demande de fidèles ayant pour elle un grand attachement, demande l’ouverture de sa cause de béatification et, si elle est béatifiée – c’est-à-dire déclarée « bienheureuse » -, éventuellement de sa canonisation dans un deuxième temps. Une enquête a alors lieu pour déterminer l’héroïcité de ses vertus. Si l’héroïcité de ses vertus est confirmée, elle est déclarée « vénérable », digne de vénération. Si un miracle est reconnu à son intercession après sa mort, elle peut être béatifiée. Un deuxième miracle peut permettre la canonisation.

Donc a) la personne est martyre, elle est donc auprès de Dieu b) un ou deux miracles sont attribués à son intercession, c’est-à-dire qu’elle est en capacité de demander à Dieu l’obtention de ce miracle. Dans les deux cas, elle est forcément au Paradis.

En effet, une personne en enfer y est parce qu’elle a rejeté Dieu de façon volontaire, totale et définitive. Le cas d’un martyr est le contraire : il a préféré mourir que de rejeter Dieu et son Christ. En outre, une personne qui s’est radicalement coupée de Dieu ne va pas le prier pour exaucer les prières de tierces personnes, puisqu’elle-même refuse Dieu.

Au purgatoire, la personne est en phase de purification. Elle n’est pas encore auprès de Dieu et ne peut pas intercéder pour les autres. Ce sont les autres qui prient pour elle.

Canonisation et perfection
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