Amour de soi, du prochain, de Dieu (2/2)

« La question est le bien qu’on en retire, pour soi-même, pour son prochain, et pour la Gloire de Dieu »…. Est-ce bien le bon ordre pour considérer les choses? Nous passons avant la gloire de Dieu? Sans lequel nous ne verrions pas l’autre en tant que prochain, au demeurant. Sommes-nous égaux en discernement, même avec des diplômes de théologie ? Réponses catholiques négocierait-il un nouveau virage? Après tout nous sommes dans le monde, nous ne pouvons lui échapper. Réponses catholiques…. Pour combien de temps encore ? (2/2)

Cette question regroupe le deuxième volet des thèmes posés à propos de notre article « Musique non chrétienne » (https://www.reponses-catholiques.fr/musique-non-chretienne). Elle est intéressante car elle permet d’approfondir le cheminement, avec ses étapes et ses difficultés, que constitue la vie spirituelle.

1° Classiquement, dans la vie spirituelle, des auteurs comme Ste Thérèse d’Avila distinguent les étapes des commençants, des progressants et des parfaits, atteignant l’union mystique à Dieu.

La charité bien ordonnée commence par soi-même. Ainsi, le Lévitique nous dit « Tu aimeras le prochain comme toi-même » (Lv 19, 18). Ceci peut être vu comme la phase des commençants. Une fois l’amour de soi suffisamment fondé, un réel amour du prochain est possible, ce qui peut correspondre à l’étape de progression. L’amour de Dieu, la phase dite unitive, ne peut se faire qu’une fois tout ce cheminement réalisé. Que l’amour de Dieu nous précède et qu’il soit premier, c’est une vérité de foi mais encore faut-il suivre l’itinéraire spirituel adéquat pour l’intérioriser et le vivre réellement. Une âme parfaitement unie au Seigneur comme celle de Thérèse de Jésus placera certainement la gloire de Dieu avant tout.

Mais tous n’en sont pas là et certainement pas toutes les personnes qui se demandent si elles peuvent écouter du rnb ou du rap. Personne ne peut faire l’économie de cette croissance spirituelle. « Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, il est menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas? » (1 Jn 4, 20). Et, on vient de le voir, pour aimer son prochain, il faut s’aimer soi.

2° « Sommes-nous tous égaux en discernement, même avec des diplômes de théologie ? » Apparemment non. Le discernement s’apprend et se forme, via la pratique de l’oraison, nous dit toujours Thérèse d’Avila dès le début du Château intérieur. Toujours selon elle, elle s’acquiert aussi par la vie sacramentelle, l’accompagnement spirituel – combien cette Docteur de l’Eglise insiste là-dessus ! – et la formation.

Tout le monde ne peut pas faire d’études de théologie mais chacun peut se former par des lectures, des propositions de son diocèse ou de paroisse, des retraites prêchées. Quant à ceux qui doivent guider les autres dans leur discernement, nos pasteurs, ils font de longues études de théologie, mais également de philosophie et de sciences humaines, y compris profanes. Ce qui nous ramène au premier volet de notre réponse : ils étudient donc aussi des œuvres non-chrétiennes, voire anti-chrétiennes, et le Pape Benoît XVI a même exigé que ces études en sciences humaines soient renforcées d’un an de plus.

D’ailleurs, comme le rappelle Veritatis splendor, que nous avons mentionné à propos de notre article sur les élections du 3/5/17, un catholique a le devoir de former sa conscience, et donc son discernement.

3° « Réponses catholiques négocierait-il un nouveau virage? Après tout nous sommes dans le monde, nous ne pouvons lui échapper. Réponses catholiques….Pour combien de temps encore ? »

Un virage par rapport à quoi et en partant d’où ? Quant à savoir pour combien de temps nous sommes catholiques, nous paraphraserons une autre très grande sainte, Jeanne d’Arc. Si nous réponses ne sont pas catholiques, Dieu les rendent telles. Si elles sont catholiques, Dieu les maintiennent ainsi… Pour la vie éternelle.

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