2 questions d’éthique sexuelle

J’ai débattu sur deux questions avec des amis catholiques : 1° la nécessité du mariage avant les relations sexuelles. Ils me soutenaient que c’est un principe très récent, et qu’il est préférable de « s’essayer » au sein du couple avant un engagement définitif plutôt que de s’abstenir et n’être pas compatible par la suite.2° la non convenance de plusieurs positions et actes sexuels qui se justifient par le seul plaisir. Ils me soutenaient que ces actes contribuent au « renforcement » de l’amour au sein du couple, et qu’aucun enseignement de l’Eglise ne les condamne. Pouvez-vous m’éclairer, et argumenter à l’aide de documents de l’Eglise ?

Nous remercions, tout d’abord, l’auteur de la question pour son courage et nous rendons grâce à Dieu qu’il se trouve des chrétiens capables d’annoncer la foi catholique. Car, sur la deuxième question, le simple rappel de l’Enseignement de l’Eglise il y a quelques mois nous a valu des polémiques et des commentaires de plus en plus violents, parfois sous de faux noms, en outre particulièrement insultants pour des personnes consacrées dans le célibat.

De fait, ces sujets ne sont plus que rarement abordés en pastorale, tant ils sont délicats. Les fidèles attendent surtout que les pasteurs ne s’immiscent pas dans leur vie intime et cela peut se comprendre. Mais cela ne peut interdire à ceux qui ont charge d’âme de dire quoi que ce soit. Par conséquent, sur cette deuxième question, la « justification » de telle ou telle pratique n’est pas le plaisir ou non. L’Eglise n’a pas forcément grand chose à dire sur ce terrain-là. En revanche, elle est dans le respect de la dignité de la personne et, le plus souvent, de la femme. « Votre corps est le temple de l’Esprit-Saint », nous dit St Paul (1 Co 6, 19). On ne fait pas n’importe quoi dans un temple. Nous joignons à nouveau ces articles :

Sur la première question, celle des relations hors-mariage, il faut avoir un sacré culot pour dire que c’est un phénomène très récent. Toute l’histoire de l’Eglise affirme le contraire, depuis la révélation biblique. Cf. le chapitre 15 des Actes des Apôtres où il est demandé aux chrétiens de s’abstenir d’unions illégitimes, l’épisode de Jésus avec la Samaritaine ou, à nouveau, la Première lettre aux Corinthiens. Cf nos articles :

Comme le rappelle notre article sur le concubinage, il s’agit de ce que St Paul appelle la fornication, en grec, porneia, terme qui a donné « pornographie ». Et, on « s’essaie » avant ? Comme un produit acheté sur Internet ? Et si l’essai n’est pas concluant, on remet en solde ? Est-ce cela la conception de la dignité humaine des contradicteurs de la question ?