Confession avant de communier? (2/3)

Il m’arrive de communier sans confesser, car je me dis que Dieu m’écoute et me pardonne quand je le supplie avec confiance et sincérité… Quelle est donc la pertinence de la confession à ce moment? (2/3)

Le sacrement de réconciliation n’est pas une démarche subjective et « à la carte ». Il répond à des conditions et des circonstances précises. Tout fidèle est appelé à confesser ses péchés avant l’eucharistie, c’était déjà prévu dans la Didachè, écrite au 1er siècle, donc au tout début de l’Eglise.

Le sacrement de réconciliation est prévu pour les péchés graves. Pour les péchés que la Tradition appelle « véniels », moins graves, la prière du « Je confesse à Dieu », avec le Kyrie au début de la messe, permet de les absoudre. L’Eglise commande cependant de se confesser au moins une fois par an, normalement avant Pâques. Elle recommande de le faire bien plus souvent, par exemple avant chaque fête solennisée, encore mieux une fois par mois, pourquoi pas toutes les semaines. C’est une grande aide spirituelle et donne d’excellents fruits.

Un fidèle ne doit cependant pas communier s’il est en état de péché grave, à moins de pouvoir se confesser dans les jours qui suivent la messe (une semaine environ), s’il n’a vraiment pas pu le faire avant pour des raisons sérieuses.

Nous nous permettons de faire remarquer à l’auteur de la question, qu’une personne non chaste, qui a des relations sexuelles avec plusieurs femmes, peut être difficilement considérée comme en état de communier. Il gagnerait un grand profit spirituel à aller se confesser d’ici sa prochaine eucharistie et nous le lui préconisons vivement.

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